Le mal-être et le seul maître de ta vie. (Spoiler alerte : toi)

Tout comme mon dernier article sur Le culte de la minceur et ses déviances, l’article d’aujourd’hui n’est écrit qu’à partir de ma propre expérience et de mon travail d’infirmière scolaire. Je n’ai pas la science infuse, et cet article n’est fait qu’à titre personnel, je ne suis pas médecin et je ne me prendrai jamais pour tel.

 

Depuis quelques-temps, je me suis rendu compte que ce soit au boulot ou dans ma vie personnelle que de nombreuses personnes de mon entourage proche ou non, direct ou indirect, ne sont pas bien et sont en mal-être. Il est vrai que la période n’est pas adéquate au bonheur et à la joie de vivre. L’hiver, le froid et le manque de luminosité nous mettent déjà un coup au moral. Il suffit qu’un voire plusieurs élément(s) vienne s’ajouter à ce cocktail pour que cela devienne explosif.

On a alors une majorité de gens triste ou en colère, qui n’est plus foutu de voir le verre à moitié plein et qui du coup, ne fait que de s’en plaindre. Nous avons tous des moments dans notre vie où nous sommes plus fatigués, plus sensibles, et où ça n’ira pas forcément. Notre force sera de parvenir à passer outre tout ces éléments, de continuer de vivre sans que jamais personne ne s’en rende compte. Sauf que la tendance générale est plutôt de ne plus avoir de force et de se laisser aller. Aller mal, s’en plaindre et s’en complaire. Ne rien faire pour que ça aille mieux, et au contraire s’y enfoncer toujours un peu plus. Et là, ça devient problématique parce que ça devient pathologique.

Le pathologique, c’est lorsque ça devient maladif. Pathos vient du grec et signifie « souffrance ». Rien de tel donc que ce mot pour définir lorsque le mal-être est devenu trop profond et où la personne ne parvient pas ou plus à s’en sortir.

Pourtant, qu’est-ce qui va pousser une personne saine d’esprit à aller tellement mal à un moment de sa vie qu’elle ne sera plus capable de se maintenir la tête hors de l’eau ? Et qu’est-ce qui va à l’inverse permettre à quelqu’un d’apparence lambda de ne pas craquer sous le poids de la pression ?

 

La résilience.

 

La résilience c’est la faculté qu’ont les gens à rebondir face à une situation difficile, d’absorber cette situation afin d’en générer une expérience positive à partir du négatif, et de s’en resservir par la suite pour rebondir. C’est une définition évidemment light que je vous en donne, mais dans l’idée, on y est.

Mais alors, qu’est-ce qui va permettre à chacun d’être résilient et de se créer une certaine résilience ? Tout va dépendre de la personne. Quelques fois, il faudra un coup de pouce extérieur, un ami en soutien, une thérapie pour apprendre, ou juste des événements difficiles et traumatiques lors de la construction de l’enfant et de l’adolescent. Attention cependant à ce dernier point qui peut être quitte ou double. Une enfance difficile pourra engendrer des adultes très résilients qui passeront toujours outre les épreuves sans la moindre difficulté, mais l’inverse est également vraie. Une enfance difficile aura pour la plus grande part du temps engendré des adultes dont la construction s’est faite de manière pathologique et donc avec des problèmes plus ou moins graves et des failles pouvant laisser entrer une maladie mentale. Par exemple, si je prend mon propre cas, j’ai une certaine résilience, mais qui a ses limites. Ma construction est inégale et si je devais développer une maladie, ce serait très probablement la bipolarité, puisque mon comportement s’y rattache très fortement. Mais là n’est pas la question, et je m’en éloigne.

Oui mais voilà, dans l’idée donc il y a des gens qui sont plus enclins à s’en sortir et d’autres qui auraient tendance à se laisser aller très facilement et à baisser les bras. Ne peut-on pas essayer, chacun à sa manière de s’en sortir par de petites choses simples et efficaces ?

Porter de la couleur. Sourire, même quand on est fatigué. Profiter du moindre rayon de soleil. Ecouter le chant des oiseaux. Jouer avec son chat. Discuter avec ses amis. Appeler les gens qu’on aime et leur dire. Sortir prendre l’air. Aller faire un tour dans les magasins même si on n’a pas l’intention d’acheter. Prendre des nouvelles des autres, mais ne pas se plaindre quand on le fait. Voir le verre à moitié plein, même lorsqu’il est à moitié vide. Se dire que dans la vie il y a toujours pire que nous. Profiter de chaque instant. Faire des projets. Rêver. Prendre du temps pour soi. Lire, écrire, bloguer, écouter de la musique. Aller faire un tour dans les musées. Ne pas se fâcher pour des conneries. Discuter calmement. Arrondir les angles. Et si on n’est pas heureux de sa vie : tout faire pour la changer !

Il est facile de se plaindre, et beaucoup plus difficile d’avancer, mais un jour, il faut oser, pour soi, pour les autres. Mais voilà, quand tu ne vas pas bien, ce n’est pas les autres qui vont arranger les choses pour toi. Il n’y a que toi seul qui a les capacités pour faire bouger les choses, les faire avancer, les arranger ! Tu es le maître de ta vie, et si tu ne comprends pas cela, personne ne pourra le faire pour toi. Comme je le dis si souvent à mes élèves, je n’ai pas de baguette magique qui me permette d’effacer tout les problèmes et tout les soucis, même si j’aimerai beaucoup. En tant qu’infirmière, et en tant que personne je veux bien être présente. Je veux bien essayer d’amener des solutions, de faire des compromis, d’être une épaule pour pleurer, une oreille attentive et compréhensive, une aide et des conseils. Mais pour cela, il faut avant tout que tu te remettes en question et que tu ais envie de t’en sortir, et non simplement de te plaindre. C’est trop facile de se reposer sur les autres et d’espérer des solutions toutes prêtes. Chaque personne est différente, et chaque personne aura besoin d’une aide particulière, mais pour cela il faut vouloir s’en sortir. Sans ça, aucune aide n’est bénéfique.

Au final, si tu veux vraiment t’en sortir, il faut que cela vienne de toi et non des autres. Alors relèves la tête, vas chercher l’aide nécessaire quand tu es prêt à la demander, arrêtes de te plaindre et bouges toi pour que les choses changent, parce qu’il n’y aura que toi pour les faire changer !

 

Nb : Désolée pour le changement de style et d’écriture en plein milieu de l’article, mais il fallait que ce soit écrit ainsi pour que la fin soit plus percutante et plus compréhensive, un peu comme lorsque je m’adresse à mes élèves. 😉

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3 réflexions sur “Le mal-être et le seul maître de ta vie. (Spoiler alerte : toi)

    1. Je suis vraiment contente qu’il te fasse du bien même si je ne l’ai pas écrit en pensant à toi parce que je sais que tu es résiliente et que tu gères ❤️
      Mais si il t’a permis d’aller mieux, j’en suis d’autant plus contente et fière ❤️

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  1. Ton article tombe à pic! Etant aussi dans une phase de déprime saisonnière (mais tu le sais déjà ;D) certaines phrases de ton article m’ont fait réfléchir à ma situation et à ce qui me bloquait pour être heureuse et retrouver le sourire.
    Tu devrais essayer d’autres articles de ce genre, tu sais bien maîtriser les mots pour décrire, aider… sans que ça tombe dans l’extrême. ♥

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